Un p'tit vélo dans la tête

Une escale dominicaine

21:50, 9/05/2007 .. 0 commentaires .. Lien

Une escale dominicaine

Aéroport de Santo Domingo, à la sortie de l'avion, des bouffées de chaleur  présagent des températures tropicales. Je récupère mes bagages. Autour des tapis roulants avoisinants, nous devinons la provenance des passagers. Les touristes canadiens s’empressent de troquer le pull pour la chemisette autrement appropriée. Je me procure quelques pesos dominicains au bureau de change.

« Buenos dias.

-Buen dia. Donde viene usted?

-De Francia.

-Donde va?

-Encontrarse mi hermano y su esposa en Samana. »

Comment dit-on belle-sœur déjà? Les rudiments d’espagnol me reviennent en mémoire non sans présenter quelques lacunes. Le gros douanier moustachu à l’humeur débonnaire, la chemise auréolée de sueur, vérifie l’acquittement de la taxe de 10 US$ et vise nonchalamment le passeport. Les yeux déjà rivés sur le passager suivant, il me rend le sésame.

A la sortie de l'enceinte administrative, je me retrouve en prise directe avec la population dominicaine. Les chauffeurs de taxi hèlent chacun des passagers passant à leurs portées, cherchant à glaner quelques dollars à des touristes plutôt crédules. Quelques gosses munis de petite caisse en bois guettent les chaussures des arrivants pour les cirer moyennant quelques pesos. Dans ce brouhaha et ce désordre typique aux sorties d'aéroport, je me faufile pour me fondre dans la population locale. Par habitude, j'attends l'accalmie pour me mettre en quête d'un taxi aux tarifs raisonnables pour rallier la capitale.

Ma première préoccupation sera de trouver un logement à la portée de ma bourse. Le chauffeur de taxi, rompu à cet exercice, m'entraîne directement vers "la ciudad colonial" quartier touristique où les hôtels foisonnent. Durant le trajet, l'auto radio égraine des discours politiques, scandés à la manière de Fidel Castro. Le conducteur m’apprend les prochaines élections présidentielles. Nous approchons de Santo Domingo, au gré des embouteillages. En 1998, elle a fêté les cinq-cent ans de sa fondation. C'est la seconde plus vieille ville du Nouveau Monde fondée par les Européens. Bartolomé Colomb, le frère de Christophe, s'installa sur la rive est de l'embouchure du Rio Ozama afin de se soustraire aux attaques permanentes des Indiens et au temps défavorable sévissant dans le nord de l'île. Cette nouvelle colonisation fut détruite par un cyclone. C'est en 1502 que le gouverneur d'Hispaniola, Nicolas Ovando décida de refaire un nouvel essai sur la rive ouest, la Ciudad Colonial actuelle. C'est à partir de cette époque que l'on trouve trace du nom de Santo Domingo auquel s'ajouterait le nom de Guzman, fondateur de l'ordre dominicain.

Matinalement, un bus de Caribe Tour m’achemine vers la péninsule de Samana, au nord-est de l’île. A mi parcours, lors d'une halte, je récupère une polaire dans mes bagages. La climatisation est utilisée sans retenue, il fait un froid de canard dans le car. Ce serait un comble de s'enrhumer sous le soleil des Caraïbes! De temps à autre, de charmantes maisons peintes dans des tons pastel bordent la route. Surpris puis amusé, j’observe, aux abords des villages, des défilés d'écoliers enjoués uniformément vêtus de chemisette bleu ciel et de pantalons ou jupes beiges. Ma voisine de banquette précise que nous sommes le 19 février, jour de la fête nationale. Les enfants, sagement alignés en deux colonnes, arborent fièrement, en tête du cortège, le drapeau dominicain et le blason de leur école. Patiemment, les automobilistes attendent le moment opportun pour doubler lentement la procession. Nous abordons la péninsule de Samana, reconnaissable à ses innombrables cocotiers, une des plus grandes concentrations au monde.

Je retrouve avec joie la famille à une dizaine de kilomètres de Samana, emménagée dans une petite case surplombant la baie, dans le hameau Las Fléchas nommé ainsi car au quinzième siècle, Christophe Colomb fut accueilli par une volée de flèches. Jo et Bernard sont rayonnant de bonheur. Le teint hâlé, en tenue estivale, confortablement installés en terrasse, ils m’accueillent à bras ouverts et ont eu comme un pressentiment de mon arrivée, trois vivaneaux se dorent sur le grill! Tour à tour, nous relatons nos aventures respectives. Ils sont arrivés à Samana deux mois auparavant et ont élu domicile dans une casa de huéspedes, maison d’hôtes équipée de services facilitant le séjour du voyageur. Mais la petite ville trop bruyante était peu encline au calme et à la sérénité. Voici un mois, ils ont jeté leur dévolu sur ce "havre de paix" A flanc de montagne, le site est idéal pour observer la ronde des baleines à bosse.

Descendues de l'Atlantique Nord, celles ci viennent chercher le futur père de leur petit. C'est l'occasion pour les mâles de se montrer comme étant le plus beau et le plus vif! Le petit déjeuner est un moment privilégié pour assister au spectacle de plusieurs soupirants sautant le plus haut possible pour attirer l'attention de la belle. La baleine reste immergée entre cinq et quarante minutes et émerge jusqu'à la hauteur des nageoires avec lesquelles elle frappe violemment la surface de l'eau puis elle retombe sur le côté provoquant un mini-raz de marée. Ce ballet de géant des mers est un spectacle envoûtant.

La vie dans le village est rythmée par le chant des coqs se défiant les uns les autres par de tonitruants cocoricos. Il n'est pas rare que ceux ci se trompent d'heure. Trois heures du matin n'étant pas le meilleur instant pour annoncer le lever du soleil! En début de matinée, le meringue, musique typique au pays, nous sort du lit au cas ou nous envisagions une hypothétique grasse matinée. Nous n'aurons le silence, peut-être, qu'à une heure du matin, si les clients de la discothèque sont partis, si la horde de chiens ne s'étripe pas, si le grillon installé sous notre terrasse ne nous perce pas les tympans de son grésillement strident, si les motos déséquipées de leur silencieux ne pétaradent pas sur la route en contre bas, si une discussion enflammée n'embrase pas la quiétude d'un foyer, si…, alors  peut-être aurons-nous l'espoir de bénéficier d'un court et mérité sommeil.

Les premières journées sont consacrées aux baignades entrecoupées de longs farnientes sur une petite plage située juste au pied de notre montagne. Quel délice de pouvoir entrer dans une eau sans se demander si elle est assez chaude! ELLE EST CHAUDE ! Equipé d'un masque et d'un tuba, j'observe la population sous-marine avec toujours autant de plaisir. La tête sous l'eau, un crépitement permanent, comme un paquet de chips longuement écrasé me signale l'activité mandibulaire des locataires. Dame Nature a fait preuve d'une imagination débordante pour parer sa faune marine de couleurs dignes de la palette d'un Vincent Van Gogh ou d'un Paul Cézanne. Protégés dans des bouquets de calcaires aux attraits polychromes, les poissons défendent leurs territoires au milieu des coraux et gorgones ondulant au gré du courant. Les gorgones, grandes feuilles finement nervurées, sont d'un mauve pastel sur lesquelles de petits coquillages, les monnaies Caraïbes, ont élu domicile. Le spectacle de cette myriade multicolore est continuellement fascinant.

Jo et Bernard m’attendaient pour visiter l’île. D’un commun accord, nous décidons d’explorer les côtes de la République Dominicaine par escapades de quatre à cinq jours.. Nous privilégierons les transports locaux, les "Guagua", prononcez : gouagoua. Ils permettent de voyager de ville en ville à moindre coût. Direction Montecristi au nord ouest du pays non loin de la frontière haïtienne. La région semble manquer d'eau. Une savane d'épineux d'où émerge de temps à autre de filiformes cactus bordent la route. La ville, jadis important port, est aujourd'hui endormie. Une plage sans ombrage au bout d'une route côtoyée de marais salants ne déclenchera pas de passions effrénées. Le bout du monde paraît être atteint. Un autocar nous emmène à Luperon, une cinquantaine de kilomètres plus loin, le long de la côte.

Mon voisin, la trentaine, moustachu, vêtu d’une chemise hawaïenne qui rebondit, telle une cascade, sur sa panse arrondie, pérore bruyamment. Le sourire aux lèvres, découvrant des dents jaunies, une commissure légèrement relevée laissant deviner son air narquois, il interpelle grossièrement des passagers. Par ses propos, il parade fièrement. Il est profondément persuadé de sa supériorité. Pour ma gouverne, il me renseigne sur sa profession : il est garde-frontière. Le personnage, afin de me convaincre, relève un pan de sa chemise. Fiché entre la ceinture du pantalon moulant et son gros ventre, il exhibe un pistolet.

Nous ne nous attardons pas à Luperon. Minuscule bourgade élevée sur les falaises d’une crique, elle sommeille paisiblement. Au bord de la plage, le large plateau corallien infesté d’oursins n’attire pas la manne touristique. J’en garde de cuisants souvenirs dans la plante des pieds.

 Sur notre cheminement vers l'est, Puerto Plata, grande ville portuaire, déborde d'activité. Les grandes artères saturées de véhicules peinent à fluidifier les embouteillages. Le bus tente, parfois vainement, de se faufiler dans la circulation pour nous déposer au terminal, contigu aux halles.

Les étalages de fruits et légumes, dressés sur les larges trottoirs de la vieille bâtisse, exhalent des senteurs sucrées qui freinent notre déambulation. Les ananas, les régimes de banane, les noix de coco, les citrons verts, les mandarines, les maracudjas fraîchement récoltés invitent à la gourmandise. Des racines de manioc, de safran côtoient les patates douces et les tomates. Des grands-mères respectables, campées derrière quatre planchettes sur tréteaux, vantent les vertus curatives d’un élixir jaunâtre. Sur leurs étalages de fortune trône un alignement de bouteilles hétéroclites. Face à mon regard interrogateur, une aïeule me dévoile la composition du précieux breuvage. Ce n’est qu’une macération de rhum et diverses racines ou fruits. Espiègle, elle me conseille la combinaison au gingembre et me garantit des prouesses sexuelles inespérées! Sur le pas de la porte des halles, une autre vieille dame au teint mat, toute menue, la peau flétrie par les années, semble se protéger derrière son étalage de plantes médicinales. Un parfum d’épices embaume ses alentours. Le marché couvert déborde de vitalité. Dans la pénombre, on devine les bouchers qui jouent les fiers-à-bras, s’interpellent d’un banc à l’autre, tout en tranchant au hachoir des pièces de bœufs pendues. Les poissonniers préfèrent interpeller les badauds qui flânent dans la travée. Quelques ménagères marchent d’un pas pressé, comme des abeilles, butinent d’un étal à l’autre, discutent les prix toujours trop élevés, s’en vont plus loin puis reviennent, prisent de remords, concluent l’achat, remplissent leur cabas d’osier et filent, toujours aussi prestement, vers le prochain couloir. Le brouhaha devient vite importun. Nous partons musarder dans les ruelles. Quelques maisons en bois de style victorien donnent une idée de l'aspect de la ville vers la fin de l'ère coloniale.

Notre flânerie nous conduit sur le "Malecon", boulevard à quatre voies bordant la mer.  La grande avenue, pourvue de larges trottoirs, est ombragée par de majestueux palmiers. Le soir venu, elle devient la promenade favorite des citadins. Accablés de chaleur, assis sur le parapet, nous savourons la brise marine.

La civilisation du jetable laisse nombre de trace tout le long du rivage. Je suis écœuré devant les bouteilles en plastique, les emballages de restauration rapide, les papiers gras, les morceaux de polystyrène englués de pétrole et diverses ordures qui surnagent au pied de la jetée. Comme un radeau en perdition, la matière compacte épouse la houle. La notion de protection du milieu naturel n’est pas encore un sujet de préoccupation pour le Dominicain. Il devra pourtant, dans un proche avenir, réviser ses relations avec la nature, au risque de défigurer son environnement et de briser le fragile équilibre biologique qui le lie à la flore, la faune, les fleuves et les océans.

Toujours plus vers l'est, nous passons la nuit à Rio San Juan. La lagune "Gri-Gri", en bordure du littoral, est reliée à la mer par un canal naturel. noyé sous les mangroves. L'ultime étape de notre excursion sera Las Terrenas. Beaucoup de français ont élu domicile dans ce village de pêcheurs décidément tourné vers le tourisme. Nous avons même la possibilité d'acheter les journaux sortis la veille en France! Quelques kilomètres plus loin nous sommes de retour au bercail.

Durant une semaine, nous apprécions un repos bien mérité. Dans les guaguas, le meringué diffusé au-delà du seuil de tolérance, la promiscuité, un certain inconfort et la vétusté du véhicule ajoutent à la fatigue du voyage. Nous mettons à profit cette courte escale pour explorer les proches alentours de Las Fléchas.

Nous reprenons nos pérégrinations vers le sud-est, pour se trouver, après une journée de transport, à Bayahibe. Un petit port de pécheurs qui axe son économie sur la branche touristique grâce à la proximité de l'île de Saona. Une ronde incessante de barques motorisées (j'ai dénombré plus d'une cinquantaine d'embarcation en moins d'une heure) transborde les vacanciers. Nous devons redoubler de vigilance lors de nos balades subaquatiques.

Le lendemain, quelques kilomètres plus loin, Boca de Yuma, paisible bourgade désertée par les voyageurs ne manque pas d'intérêt. Une plage perdue dans la campagne offre une vision paradisiaque. Les cocotiers rivalisent entre eux pour nous gratifier de leur ombrage. Un sable farineux d'une extrême douceur nous invite à la paresse. Les gangues de noix de coco brunes et les palmes fanées des cocotiers souillent parcimonieusement le rivage. Caressés d'une savoureuse brise marine, les minutes coulent subtilement. Oublié le temps perdu dans les inconfortables guaguas, perdu dans une lointaine rêverie nous laissons le soleil brunir un peu plus notre teint déjà halé. Malgré un gîte incommode, (les "cucarachas" peuplent l'écoulement de la douche) je reviendrai à Boca de Yuma!

Bavaro à quelques encablures de la pointe est du pays, sur la côte nord, est une ville totalement artificielle. Un mur de béton longe la bordure côtière. Les vacances "tout compris" se réalisent dans ces lieux. Cocooné, dorloté, amusé, nourri, abreuvé, sportivement fatigué, bref, ne vous occupez de rien, on s'occupe de TOUT, le touriste qui ne veut que ça est comblé. C'est aux antipodes de mes désirs. Emmuré dans cet univers insipide et aseptisé, le passager débarqué de l'avion est pris en main du début à la fin de son séjour. Le contact avec les locaux est totalement faussé. Ces derniers ne voient qu'un dollar à deux pattes. Le prix de trois jours dans de tels palaces serait suffisant pour nourrir une famille durant un mois! Le choc des cultures découlant de ce brassage rend l'autochtone amer et antipathique. Nous fuyons sans regret cette communauté venue faire fondre à coup de devises ces lipides au soleil des Caraïbes.

Au cours de notre transfert maritime, de Sabana à Samana, dans la baie, une baleine déploie son énergie à sauter hors de l'eau non loin de notre embarcation. A distance respectable, le spectacle demeure émouvant. Tous les passagers, je ne suis pas le dernier, sont aux aguets à scruter la surface du bras de mer. Le cétacé se manifeste par des jets d’eau qui détournent nos regards. Les commentaires vont bon train sur l’embarcation. Les Dominicains ne tarissent pas d’éloges à l’encontre de l’animal. Comme des enfants, nous sommes tout heureux de cette apparition.

Une courte réapparition dans notre retraite nous remettra de nos dernières impressions. Nous reprenons notre routine quotidienne sur notre perchoir. De temps à autre, nous faisons une escapade à la ville pour s'approvisionner en victuailles et lecture mise gracieusement à la disposition des francophones par un hôtelier français. Arrivée le soir, nous apprécions la fraîcheur naissante de la nuit, le nez plongé dans nos lectures.

Les enfants du village, camouflés derrière une haie, à une distance raisonnable, nous scrutent. « Qui sont ces étrangers qui viennent envahir notre terrain de jeux favori ?  Semblent-ils se dire» La période d'observation sera de courte durée. Téméraire, notre petit voisin, Adriano, s’avance prudemment, grignote pas à pas l’espace perdu, jetant quelquefois un regard inquiet du côté de ses camarades qui l’encouragent. Il prend de l’assurance et vient franchement à notre rencontre Pour ne pas être en reste, ses compagnons envahissent la zone. Les pentes escarpées deviennent l'endroit idéal pour glisser à l'aide de luges improvisées. La courbe de la tige de palme de cocotiers effeuillée est parfaite pour patiner sur l’herbe! Des sangles attachées à deux cocotiers permettent de rendre possible l'usage d'un hamac inusité. Ce sont alors des parties endiablées de balançoire nourries de cris et de rires. Le montage est soumis à rude épreuve. J'ai pu remarquer jusqu'à six gosses juchés dans l'installation. Du haut de ses dix ans, Adriano se perd en bavardages intarissables. Nous le faisons répéter sans cesse. Déconcerté, il n’assimile pas notre incompréhension. Comment est-ce possible de ne pas parler la même langue ? Quelques explications s’imposent. Un planisphère déployé sur la terrasse, j’élucide le mystère. Un timide sourire en guise d’approbation nous contentera.

Nous nous octroyons quatre jours pour explorer la dernière portion côtière du sud-ouest. Barahona, port industriel inactif a laissé place à la mangrove aux abords d'une minuscule plage. La route surplombant la Mer des Caraïbes en direction de Enriquillo est de toute beauté. Des reflets  turquoise contrastent avec les falaises noir anthracite. Les rouleaux déferlants moutonnent. Poussée par le vent, la crête se disperse en embrun. Malgré les visions de carte postale qui qualifient le caractère principal de ces côtes, la région n'est pas touristique. C’est perceptible dans le comportement des villageois. A l’abri des bourrasques, nous prenons une pause repas dans un relais routier. Comme des abeilles dans une ruche, toute la famille s’affaire à la bonne marche du restaurant. Les délicieuses odeurs de nourriture nous excitent les papilles gustatives. Incapables de définir la subtile combinaison des plats présentés, patiemment, une jeune fille nous explique les recettes des spécialités de la région. Le ragoût de chèvres cuit dans une marinade d’origan, d’ail, de ciboulette et de rhum occupe la première place puis viennent le ragoût de porc, les racines de yucca frites, les couennes de porc rissolées et bien sûr le légume national : le riz ! La mère, la grand-mère, les sœurs et les enfants, alignés derrière l’adolescente, nous observent et nous scrutent, à la recherche d’un regard. Le moindre coup d’œil provoque l’hilarité générale. La gentillesse de leurs sourires est sincère. La recherche de profits n’a pas la primauté dans la relation avec l’étranger, simplement, la curiosité de découvrir le comportement de ces inconnus qui viennent bousculer la routine. Nous quittons à regret la sympathique famille pour un petit tour sur la côte sud-est, à quelques kilomètres de Santo Domingo, histoire de voir l'endroit le plus couru du pays. Et de nouveau la même déception qu'à Bavaro. Vite, sauvons nous et rentrons à la casa!

Une mauvaise surprise nous attend. La case à été visitée durant notre absence. Et malheureusement, mes bagages ont subi une ponction! Le filtre à eau me manquera et je suis quitte pour refaire cet achat. Nous déménageons à Las Galéras. Un mois de farniente sera le bienvenu. Playa Ricon, Playita, Playa Madame, Playa Colorada, Fronton, etc.…autant de plages de rêve pour finir le séjour sur l'île. Jeudi 3 mai, mon avion part à 13 heures. Au revoir la République Dominicaine.


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